Aller au contenu

Construire une méthode de prospection adaptée à votre offre

Conseil ou logiciel : la première prise de contact ne demande pas le même travail. Construisez une méthode de prospection que votre équipe pourra reprendre.

À retenir

  • Deux offres qui visent les mêmes clients peuvent demander des approches différentes.
  • Proposez un échange que vous saurez mener, puis tenez parole.
  • Rendez vos décisions compréhensibles avant de transmettre ou d’automatiser la méthode.

Deux petites entreprises vendent aux directions commerciales. Elles regardent les mêmes intitulés de poste et utilisent les mêmes mots pour décrire leurs acheteurs. Il serait tentant de leur proposer la même campagne. Pourtant, l’une vend une mission de conseil qui demande beaucoup de confiance ; l’autre, un logiciel que l’équipe peut évaluer sur un cas limité.

Le profil client décrit qui pourrait acheter. Il ne dit pas comment engager la relation. La première conversation dépend aussi de l’expérience du fondateur, de la précision de l’offre et du travail demandé au prospect.

Avant d’automatiser vos envois, demandez-vous ce qui peut convaincre le destinataire d’accepter l’étape suivante. Pour un diagnostic ponctuel, il veut peut-être vérifier votre compréhension du problème. Pour une mission longue, il cherchera davantage d’éléments sur votre façon de travailler. Le même message d’invitation ne répond pas forcément aux deux attentes.

Commencer par une conversation que vous savez mener

L’entreprise de conseil de notre exemple intervient sur des ventes complexes. Son fondateur a besoin d’écouter le contexte avant de proposer une mission. Il peut commencer par une observation précise sur l’organisation commerciale, puis poser une question dont la réponse lui dira s’il existe un sujet à approfondir.

L’éditeur de logiciels répond à un problème plus précis : aider une équipe à préparer sa recherche de comptes. Il peut proposer de regarder comment la personne choisit les entreprises à prospecter et vérifier si le problème entre dans le périmètre du produit.

Aucune de ces approches ne devient meilleure parce qu’elle comporte plus d’étapes. Une conversation qui demande de la confiance ne s’accélère pas forcément avec trois relances supplémentaires. Une offre simple peut, à l’inverse, devenir pénible à comprendre si son vendeur exige un long échange de découverte avant d’en expliquer l’usage.

Proposez une première étape que vous saurez mener.

Si vous proposez de commenter une liste de comptes, préparez votre retour. Si vous demandez dix minutes pour comprendre un problème, laissez au prospect le temps de répondre. Le premier message vous engage déjà.

Une même direction commerciale reçoit une proposition d’échange pour du conseil et d’examen d’une liste pour un logiciel.

La première proposition doit correspondre au travail que vous savez mener.

Repérer ce qui peut être transmis à quelqu’un d’autre

Votre méthode est transmissible quand un collègue peut reprendre une liste et expliquer vos choix. Donnez-lui un compte que vous contacteriez et un autre que vous laisseriez de côté. Expliquez la différence avec les informations disponibles, sans vous réfugier dans « je le sens ».

Ajoutez le motif du premier message. Vous pourriez expliquer que le compte vient de créer une équipe de prospection, que le responsable a publié ses priorités et que votre offre répond à une tâche qu’il mentionne dans cette publication. Si le collègue ne retrouve pas ces éléments, il ne pourra pas reproduire votre décision, même avec votre meilleur modèle de message.

Certaines prises de contact reposent sur une relation antérieure du fondateur ou sur son expertise personnelle. Si un commercial reprend les mêmes phrases sans avoir cette relation ou cette expertise, il risque de créer une fausse familiarité. Il doit pouvoir expliquer honnêtement pourquoi il contacte le prospect.

Klairon s’appuie sur le profil client idéal pour évaluer les signaux repérés dans l’actualité des prospects. Le choix de la première proposition vous revient : une question sur le besoin, un exemple de travail ou une présentation du produit. Vos collègues doivent comprendre ce choix pour adapter le message à chaque situation.

Tester une décision avant de généraliser une séquence

Définissez une question précise pour votre prochain essai. Par exemple : « Les responsables qui construisent une nouvelle équipe comprennent-ils notre proposition à partir d’un exemple de compte ? » Cette question vous aide à choisir les destinataires et à lire leurs réponses.

Un résultat utile peut être une incompréhension récurrente. Si plusieurs personnes demandent si vous fournissez des fichiers de contacts alors que vous cherchez à expliquer comment choisir qui contacter en premier, le message ne présente pas correctement l’offre. Ajouter davantage de destinataires amplifierait ce malentendu.

Gardez les observations avec les messages testés : qui a compris, qui a corrigé l’hypothèse, qui a refusé et pour quelle raison explicite. Quelques échanges servent à trouver les problèmes du discours ; ils ne prouvent pas, à eux seuls, qu’une méthode fonctionnera auprès de toute votre cible.

L’automatisation peut ensuite prendre en charge les tâches répétables que vous avez identifiées. La prochaine personne qui rejoint l’équipe doit pouvoir expliquer pourquoi la séquence existe et à qui elle convient. Si elle n’a que les messages à copier, la méthode reste dans votre tête. Commencez par lui transmettre les critères qui définissent votre cible.

Le bon contexte pour votre prochain message.

Klairon repère les activités publiques des prospects qui correspondent à votre cible, pour vous aider à choisir qui contacter et quoi lui écrire.

Voir Klairon en action
Tous les articles